mai 2008
Maroc (sous réserve)
mercredi 07 Rabat Théâtre Mohammed V
samedi 10 Essaouira Festival Printemps des Alizés
Œuvres pour chœur a capella
Gabriel Fauré Requiem (1900)
orchestre national de lille
jean-claude casadesus direction
chœur des trois cultures - michel piquemal chef de chœur
vendredi 09 Essaouira Festival Printemps des Alizés
Wolfgang Amadeus Mozart Les Noces de Figaro, ouverture (1786)
Ludwig van Beethoven Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre (1807)
Georges Bizet Symphonie en Ut (1855)
orchestre national de lille
jean-claude casadesus direction
solistes à déterminer
Créé en 2001 dans le site magique d’Essaouira, le Festival Printemps des Alizés attire depuis un public toujours plus nombreux au fil de ses programmations riches et variées. Festival pionnier au Maroc, à l’identité forte, il est une véritable fête gratuite destinée à tous, une occasion de découverte du répertoire “classique”, une scène ouverte donnée aux “Jeunes talents” et surtout un exemple de dialogue entre les cultures.
En petite formation, l’orchestre national de lille donnera notamment un concert symbolisant cette éthique grâce à la présence du Chœur des Trois Cultures… Un écho à l’image même d’Essaouira, ville par excellence de coexistence des communautés musulmane, juive et chrétienne. Jean-Claude Casadesus et l’orchestre national de lille se produiront également dans la capitale marocaine.
mercredi 07 _ samedi 10 _ lundi 12 _ jeudi 15 _ samedi 17
mardi 20 _ jeudi 22 20.00 _ dimanche 25 16.00
Giuseppe Verdi Rigoletto (1851) nouvelle production
roberto rizzi brignoli direction musicale
yves beaunesne mise en scène
dimitrios pittas (Le Duc de Mantoue) stefano antonucci (Rigoletto)
stacey tappan (Gilda) ilya bannick (Sparafucile) martine mahé (Giovanna)
christophe gay (Marullo) josep ribot (Comte Ceprano)
orchestre national de lille
chœur de l’opéra de lille - yves parmentier chef de chœur
production Opéra de Lille
Après La Traviata, l’Opéra de Lille explore avec Rigoletto un autre volet du sommet de l’art de Verdi. Le personnage principal est cette fois porté par une voix de baryton, au centre de toutes les contradictions dramatiques. La puissance de la tragédie et la légèreté d’une chanson populaire, le pathétique et le brio se croisent et créent des chocs calculés. Les duos de Rigoletto et de sa fille Gilda sont d’une tendresse et d’une émotion incomparables.
samedi 17 18.30
carrefour des orchestres
Johannes Brahms Symphonie n°3 (1883) _ Symphonie n°4 (1885)
orchestre philharmonique de liège
louis langrée direction
“Vous devriez écrire une symphonie” avait dit Schumann à Brahms en 1853. Formidable intuition quand on pense a posteriori qu’avec ses quatre opus le compositeur s’affirma comme l’un des grands symphonistes, dans la plus pure tradition allemande. Surnommée “Héroïque” par Richter, le chef qui en assura la création, en référence à la Troisième de Beethoven,
la Troisième de Brahms développe en fait son chant dans le mélange de sentiments mêlés avec un ton très personnel. Dernière œuvre orchestrale de Brahms, parfois qualifiée de “symphonie d’automne”, la Quatrième se réfère au passé des grands classiques allemands. Son Finale reprenant le modèle de la Chaconne emprunte ainsi avec quelques modifications
la Cantate BWV 150 de Bach. Au-delà, ces pages reflètent de “belles” ambiguïtés entre explosion de fanfare et caractère tourmenté et mélancolique.
jeudi 22 20.00 - 19.00 avant-concert présenté par bernard cavanna
vendredi 23 20.15 Sallaumines Maison de l’Art et de la Communication
samedi 24 20.00 Loon-Plage Salle Coluche
festival Wazemmes l’accordéon
Joseph Haydn Symphonie n°59 (1769)
Bernard Cavanna Concerto pour accordéon et orchestre création
Ludwig van Beethoven Douze Contredanses (1802) _ Symphonie n°2 (1803)
grant llewellyn direction
pascal contet accordéon
“C’est l’art, et lui seul, qui m’a retenu. Ah, il me paraissait impossible de quitter le monde avant d’avoir donné tout ce que je sentais germer en moi ! ” écrivait Beethoven dans cette lettre poignante, son Testament d’Heiligenstadt. Écrits en 1802 alors que sa surdité s’aggrave et qu’il pense au suicide, ses mots témoignent de la conviction qui lui permit de survivre :
la certitude d’avoir une mission à accomplir en direction de l’humanité tout entière. Née au cours de cette année de crise existentielle, la Symphonie n°2 n’en est que très peu affectée. Peut-être s’agit-il d’un masque mais ces pages regorgent paradoxalement d’un caractère enjoué comparable à celui qui parcourt les Contredanses à l’orchestration subtile.
En contrepoint ou en miroir s’illuminera la palette chatoyante et surprenante d’un instrument aux multiples vies : l’accordéon vu et revu par Bernard Cavanna !
avec le soutien de Musique Nouvelle en Liberté
juin 2008
festival de Saint-Denis
mardi 03 20.30 Saint-Denis Basilique
Gustav Mahler Le Chant de la Terre (1911)
jean-claude casadesus direction
violeta urmana mezzo-soprano
clifton forbis ténor
Sur des poèmes chinois adaptés par Bethge, Le Chant de la Terre évoque la nature, la jeunesse, la solitude, la beauté, l’ivresse jusqu’au thème poignant de l’Adieu qui s’épanche éternellement. Œuvre posthume, ce recueil pétri d’humanité, de mélancolie et de communion sur fond de motifs chinois presque abstraits transcende en musique l’état personnel de Mahler. Rien ne semble, en effet, épargner le compositeur, frappé en 1907 par trois “coups du destin” qui le “transforment sur le champ”, selon ses propres mots, et qui imprègnent forcément les pages de cette Symphonie pour ténor, alto et orchestre : éviction de son poste de directeur de l’Opéra de Vienne suite à des attaques antisémites, découverte de ses troubles cardiaques incurables et mort de sa fille âgée de cinq ans.
mercredi 11 18.30 - am’stram’gammes concert en famille
jeudi 12 _ vendredi 13 _ lundi 16 10.00 / 14.30 - concerts scolaires
les classivores
Érik Satie Gymnopédies n°1, 2 et 3 (1888)
Yann Robin création
Bernard Cavanna création
Henri Sauguet Les Forains (1945)
fabrice parmentier direction
Déroutant, humoristique, populaire et simple, l’art de Satie, l’ancien pianiste de cabaret, demeure un “art nouveau” profondément original. C’est d’ailleurs pour son ballet Parade,
né d’une collaboration avec Cocteau et Picasso, qu’Apollinaire inventa le terme de “sur-réalisme”. Les fameuses Gymnopédies restent les pièces emblématiques de celui qui fut vers la fin de sa vie le mentor de jeunes disciples (dont Sauguet) au sein de “l’École d’Arcueil”. Créé en 1945 avec une chorégraphie de Roland Petit, le ballet Les Forains lui est d’ailleurs dédié. L’argument : l’arrivée de forains sur une place de village et la succession des numéros de leur spectacle avec la petite fille à la chaise, le clown ou le prestidigitateur. En regard, deux courtes créations de Bernard Cavanna et Yann Robin, fruits d’une collaboration de près de deux ans entre les compositeurs et des mômes en musique de la métropole lilloise.
avec le soutien de Musique Nouvelle en Liberté
enseignants / public scolaire - renseignements au 03 20 12 82 40
les classivores
l’enfant et l’orchestre
jeudi 05 _ vendredi 06 journées d’ateliers découverte
jeudi 12 _ vendredi 13 _ lundi 16 10.00 / 14.30 concerts scolaires
L’o.n.l. convie des classes de primaires à une découverte de l’orchestre symphonique. Pour chacune d’entre elles, une journée de visite des coulisses de l’orchestre, de rencontres avec des musiciens (présentations des différentes familles d’instruments, discussions
et mini-récitals) et d’ateliers d’écoute en préparation au concert-découverte Satie / Robin / Cavanna / Sauguet auquel ils assisteront quelques jours plus tard.
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les classivores
mômes en musique - les ateliers de la création et chœurs d’enfants
mardi 17 20.00 concert des élèves tous publics
accès gratuit retrait des billets / renseignements au 03 20 12 82 40
Découvrir l’orchestre et les artistes, partager l’émotion musicale, voilà l’essence de ces projets ambitieux. Au fil d’une année scolaire d’invitations à des répétitions, de séances de sensibilisation dans les classes et surtout d’ateliers d’interprétation et de création, les élèves peuvent ainsi s’exprimer en musique. Un parcours complice avec l’intervenant pédagogique, les musiciens et Bernard Cavanna, compositeur en résidence… aboutissant à un concert exceptionnel. Un rendez-vous original à ne pas manquer !
lundi 23 20.00 _ mardi 24 20.00
jeudi 26 20.30 Lens Le Colisée
vendredi 27 20.00 Berck Salle Fiolet
samedi 28 20.00 Gravelines Arsenal
chant du cygne
Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n°5, l’”Empereur” (1811)
Piotr Ilyitch Tchaïkovski Symphonie n°6, “Pathétique” (1893)
jean-claude casadesus direction
nelson freire piano (à Lille)
cédric tiberghien piano (hors Lille)
Dernier concerto pour piano de Beethoven, l’“Empereur” est un chef-d’œuvre du répertoire qui marquera Schumann, Brahms ou Liszt. Plusieurs fois interrompues dans leur composition à cause des bombardements puis de l’occupation de Vienne, ces pages portent néanmoins une note en marge de son premier mouvement : “Chant de triomphe pour le combat ! Attaque ! Victoire !”… À l’inverse, comme son titre l’indique, la Symphonie n°6 de Tchaïkovski est imprégnée de la tourmente, de la détresse profonde de son auteur qui confie avoir beaucoup pleuré au cours de son écriture. Hanté par la mort, Tchaïkovski finira même par mettre fin à ses jours peu de temps après l’achèvement de sa partition, happé par l’idée inéluctable du suicide devant un scandale imminent concernant sa vie privée. La “Pathétique” résonne ainsi tel un pressentiment funeste, un déchirant adieu adressé à tous les hommes.

